Il existe des centaines de danses traditionnelles à travers le monde arabe, mais la danse orientale enseignée en Occident s'inspire essentiellement de deux danses égyptiennes : le sharqi et le baladi..
Le Baladi :
C'est le style urbanisé avec comme origine les chansons de la campagne. Il s'est développé en Egypte au début du siècle, lorsque la crise économique força les paysans à se rapprocher des villes. De cet exil, jaillit une musique vibrante exprimant la passion, la joie aussi bien que la douleur. Entre tradition et modernité, le style baladi reflète avec sensibilité l'âme égyptienne.
Le bassin est le centre de mouvements lourds et fluides, l'énergie est plus contenue que dans le Shaabi. Le Baladi évoque une sensualité terrienne, faite de retenue, de puissance et d'émotion.
Le Sharqi :
La forme sharqi ou « classique » fut à certaines périodes élevée au rang de danse de cour dans les palais royaux arabes des Xe et XIe siècles et durant l'ère ottomane au XVIIIe siècle.
Le Sharqi connut une heure de gloire dans les années 1940-1950, à travers le cinéma égyptien qui met en lumière des danseuses stars comme Samia Gamal, Tahia Carioca ou Naïma Akef.
Le style sharqi se reconnaît à son caractère lyrique. Il se définit par des gestes amples, de gracieuses arabesques des bras et du corps et par une grande fluidité dans les déplacements.
Le Shaabi:
Cette appellation comprend deux aspects différents: le saïdi, musique du sud de l'Egypte aux rythmes lourds et à la mélodie lancinante et le Shaabi à proprement dit, qui vient des villages ruraux et des petites villes de toute l'Egypte. Le Shaabi fait partie intégrante de la vie des paysans. Le style Shaabi est rustique et fier. Le centre de gravité est placé dans le bassin, accentuant le coté terrien de la danse.